Un empêcheur de tourner en rond
[...] Siempre que escuchamos algo lo buscamos con la vista. [...] (1. vide infra)
Focus: plan (américain?), panoramique ou (?)cosme
Sans doute l'exhumation (les malgaches diraient le retournement) de La tradition se rompe (1967), dont je ne sache pas qu'elle ait jamais été rejouée, nous permet-elle de saisir une manière caractéristique de Brouwer portée à son acmée: not a collage but an integration of contemporary language and quotations (Bach, Beethoven, etc.). Cette oeuvre est à l'image exacte du nom "Leo Brouwer", dans le mesure où depuis le début du projet Jammin'Leo, c'est le grand nombre des participants, la fréquentation internationale des compositeurs, des cinéastes, des peintres, des acteurs significatifs du monde de la danse, (presque un Bottin mondain) ... on n'en finirait pas de citer ces références qui donnent, avant même le catalogue de son oeuvre (encore ouvert), plus qu'une impression de richesse: elles suscitent l'admiration et la crainte kantiennes du ciel étoilé au-dessus de soi, nous l'avons nommé ainsi: la constellation Brouwer.
Aussi avions-nous besoin d'y mettre quelques bémols. C'est le sens du présent article puisque, à force de s'étourdir dans la reconnaissance universelle des guitaristes (" Leo a eu le très grand mérite d'inventer la modernité de la guitare" résumait Costas Cotsiolis "Leo Brouwer a obtenu que notre instrument cesse d'être modeste", disait naguère John Williams), à force de s'étonner que Leo connaisse tout le gratin culturel autour du monde, qu'il soit honoré de tant de prix et de distinctions, bref, à frôler le "culte de la personnalité", on pourrait penser que l'auteur de Jammin'Leo (et des ses extensions Encore) soit tout simplement subjugué.
Aussi avions-nous besoin d'y mettre quelques bémols. C'est le sens du présent article puisque, à force de s'étourdir dans la reconnaissance universelle des guitaristes (" Leo a eu le très grand mérite d'inventer la modernité de la guitare" résumait Costas Cotsiolis "Leo Brouwer a obtenu que notre instrument cesse d'être modeste", disait naguère John Williams), à force de s'étonner que Leo connaisse tout le gratin culturel autour du monde, qu'il soit honoré de tant de prix et de distinctions, bref, à frôler le "culte de la personnalité", on pourrait penser que l'auteur de Jammin'Leo (et des ses extensions Encore) soit tout simplement subjugué.
Or, si l'on en croit le héros de nos articles, nous ne faisons que regarder d'assez près mais avec de la profondeur de champ pour l'arrière plan, une scène:
[...] No creo ser un fundador. [...] Soy un hombre de mi entorno [...] (1. vide infra)
[...] La mente fabrica las posibilidades de creación. Se trata de una mezcla de ambientes, de relaciones culturales, de memorias colectivas y es esa mezcla un poco loca, que uno tiene en la cabeza, el mejor inspirador. [...] (6. vide infra)
Ce serait manquer du sens du dialogue que de prendre la formule "Je ne suis pas un fondateur mais l'homme de mon entourage" comme une manifestation de fausse modestie. Il s'agit plutôt du genre de relativité du succès dont se protège le grand âge: le ramener sagement à un ensemble de personnes. Or, dans ce pluriel, certaines voix peuvent émettre certaines dissonances.
Leonardo Acosta: mises au point.
On a beaucoup insisté sur l'influence de
Alejo Carpentier
(cf. Avertissement pour les Interprètes de JAMMIN' LEO)
et, ce qui fait un tout, sur l'empreinte inaltérable que fit sur le jeune Leo
la musique de percussion du rituel afro-cubain
(cf. Compositor).
Nous rappelons ici deux phrases de Brouwer qui disent ces deux composantes:
(2. vide infra)
- El reino de este mundo, wind quintet (1968)
- Los Pasos perdidos (1999)
- Viaje a la Semilla (2000)
- La ciudad de las Columnas (2004)
- La Harpa y la Sombra (2005)
Concernant le premier point, Leonardo Acosta (1993-2016), musiciens et essayiste, conte un "clash" au sein du GESI, lequel pose un point d'interrogation sur la prépondérance des racines afro-cubaines pour Brouwer (vide supra):
[...] Comenzaron entonces a surgir las diferencias de orden estético entre algunos integrantes. [...]
[...] En cuanto a mis intercambios de opiniones con Leo Brouwer, no se trataba de una polemica, sino que Sergio Vitier y yo contabamos, desde el principio con la percussion cubana como un elemento indispensable, porque entiendo que la ritmica afrocubana es la base de nuesta musica popular, mienstras Leo la consideraba como un elemento mas, no como algo esencial. Era una diferencia de matrices, pero de gran importancia.
Al principo llevamos a Jose Luis Quintana (Changuito) a quien propusimos para el Grupo, pero ya Juan Formell le habia hablado para integrar los Van Van y el se decidio por Juanito? Te imaginas el Grupo con Changuito?
No he dicho que Leo rechazara la percussion cubana, como el ha entendido, quizas no me supe explicar. Porque el aceptaba a Changuito, por sus condiciones y estudios formales, pero tenia la impresion - equivocada - de que la mayoria de los percusionistas carecian de una formacion musical integral, que es lo que Leo buscada en sus musicos. [...]
[...] En cuanto a mis intercambios de opiniones con Leo Brouwer, no se trataba de una polemica, sino que Sergio Vitier y yo contabamos, desde el principio con la percussion cubana como un elemento indispensable, porque entiendo que la ritmica afrocubana es la base de nuesta musica popular, mienstras Leo la consideraba como un elemento mas, no como algo esencial. Era una diferencia de matrices, pero de gran importancia.
Al principo llevamos a Jose Luis Quintana (Changuito) a quien propusimos para el Grupo, pero ya Juan Formell le habia hablado para integrar los Van Van y el se decidio por Juanito? Te imaginas el Grupo con Changuito?
No he dicho que Leo rechazara la percussion cubana, como el ha entendido, quizas no me supe explicar. Porque el aceptaba a Changuito, por sus condiciones y estudios formales, pero tenia la impresion - equivocada - de que la mayoria de los percusionistas carecian de una formacion musical integral, que es lo que Leo buscada en sus musicos. [...]
¿Cómo y por qué surgió el GESI? (2001) (3. vide infra)
Il est ici significatif que dans cette querelle, Sergio Vitier, co-fondateur du GESI auquel il apporta notamment son expérience du groupe ORU, se trouvait du côté de Leonardo:
[...] Hay un análisis un poco equivocado respecto a los instrumentos cubanos. Decía el propio Leonardo Acosta, una vez, que yo estaba en contra de los instrumentos cubanos porque estaba hechizado por los instrumentos hindúes, entre otros, el tabla. De las doscientas grabaciones que hizo el Grupo de Experimentación Sonora, posiblemente ciento noventa y ocho están hechas con instrumentos cubanos y dos con el tabla hindú. No digo más nada. [...]
Nous ne pousserons pas plus loin dans cette histoire; pourtant, il nous a semblé nécessaire d'en avertir le lecteur. On pourra y pressentir une dérive autoritaire du chef dont certaines décisions finissent par être ressenties comme autant d'inexplicables (!) abus de pouvoir. A cet égard, la nomination de Leo comme compositeur-invité à l'Akademie der Künste de Berlin en 1972 se serait produite à temps. Notons tout de même que l'épisode sus-mentionné peut sembler paradoxal (vide infra). [...] la creciente insistencia de Sergio Vitier y mía de que se incluyera en el el grupo el más variado instrumental de percusión cubana, a lo cual, inexplicablemente, se oponía Leo Brouwer [...] (op. cit.)
A quoi Brouwer répondra à l'occasion:
Una huella duradera en el siglo XX, entrevista con Jaime Saruski (2001) (4. vide infra)
Mais une autre chose est remarquable, dont Leo Brouwer est l'une des rares figures, c'est que partant d'une simple phrase, d'une simple remarque dans une interview, si l'on tire sur ce fil on remonte au métier à tisser en entier de l'histoire de Cuba ... et d'ailleurs. Quant aux clashs, il faut les prendre comme une évolution nécessaire, une dialectique.
[...] La dinámica y el desarrollo del grupo lo atomizaron [...] (4. vide infra)
haciéndose el sordo
Souvent, ce qui fait l'unanimité dans un groupe humain, voire au niveau national, pour un observateur extérieur peut donner lieu à des révisions lorsqu'on rentre dans le groupe en question. Ainsi un personnage aussi important que Fernando Ortiz - le troisième découvreur de Cuba après Colomb et Humbolt - s'est-il vu recadré depuis les années 2000 pour certains apriori sur l'animisme (cf. la question de la sorcellerie), lequel on peut juger indissociable de La Africania qu'il a promu au rang de source musicale pour le pays tout entier. Encore s'agit-il ici d'un problème épistémologique: on explicite un fond "raciste" dans son objectivité scientifique mais cela peut conduire jusqu'à ce qu'un mouvement de pensée, la créolisation, vienne s'opposer à la
transculturation. Ce glissement conceptuel n'est pas sans implications politiques.
C'est à un autre type de mise au point - de remise des pendules à l'heure - auquel se livre ensuite Leonardo Acosta, personnage de premier plan pour donner du relief au tableau des musiciens et écrivains de l'entorno de Brouwer.
C'est à un autre type de mise au point - de remise des pendules à l'heure - auquel se livre ensuite Leonardo Acosta, personnage de premier plan pour donner du relief au tableau des musiciens et écrivains de l'entorno de Brouwer.
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Alejo Carpentier (1904-1980), "l'inventeur" du real maravilloso en a donné la quintessence dans le
Prólogo a El reino de este mundo de 1949. Cette esthétique que l'on peut sans éxagération dire commune à toute l'Amérique latine est exposée par la conférence
Lo barroco y lo real maravilloso de 1975 à Caracas dans laquelle il révéle un courant ininterrompu depuis la première colonisation jusqu'à l'époque moderne. D'où la fameuse trinité de l'ontologie esthétique latino-américaine:
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Sur cette photo, Leo Brouwer se trouve entre Alejo Carpentier (à gauche) et Wifredo Lam (à droite). Donc trois des tenants de l'afro-cubanisme les plus célèbres,
trois partisans et artisans de cette identité culturelle cubaine et des principes esthétiques résumés par le littérateur.
Selon la formule bien connue, cette photo vaut toutes les digressions. C'est pourtant l'occasion de dire combien il est curieux que les afficionados de Brouwer et plus, les promoteurs de son oeuvre, l'associent si rarement à la peinture de Wilfredo: cet univers semble pourtant être le déploiement pictural du real maravilloso. Notons un oubli de Alejo: la présence faustienne est ici renforcée par le "chinois" (el chino) de l'Oriente (cf. les trompettes de la conga de Santiago). |
| Evocacion- thème du documentaire de Humberto Solas (1999) |
De manera que el realismo mágico nunca fue nada nuevo inventado en el siglo XX ni mucho menos invención o capricho del pobre Franz Roh, como se desprendería de un texto medio improvisado en una conferencia de Carpentier; por el contrario, al parecer nos llega de losinicios mismos del siglo XIX e incluso antes, desde al menos los comienzos mismos del Romanticismo alemán. Pienso que no por gusto se llamó a Novalis «el absoluto poeta romántico» y «su pensador más agudo».
Carpentier y el «problema» del realismo mágico. Divertimento (2013) por Leonardo Acosta in Revolution y Cultura n°2 / Cubarte
[...] Alejo Carpentier pouvait-il ne pas connaître (Enrique Bernardo) Núñez (1895-1964) et son œuvre si novatrice? En somme, ne doit-on pas considérer l’œuvre de Alejo Carpentier comme un ensemble de textes-seconds et non comme des textes-premiers du réel merveilleux?
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Un esprit polémiste trouverait dans cette manière d'Alejo de faire la sourde oreille (haciéndose el sordo) un prétexte à projeter une ombre sur l'influence profonde qu'il exerça. Nous nous limiterons à profiter de la patience de détective et de la sagacité de Acosta, de la plongée qu'il nous fait oser dans les défilés de l'esthétique. Peut-être n'est-il pas étranger à la mise en avant d'une nouveau concept pour l'histoire de l'esclavage, à savoir The Black Atlantic (1993) qui tend à unifier dans une "counterculture of modernity" tous les phénomènes d'africanisme du Nouveau Continent et de l'Europe. L'apport de Leonardo Acosta à l'histoire récente de Cuba est d'avoir mis l'accent sur le rôle des cubains dans le jazz de la "east coast" et l'influence durable qui en découle: ainsi dès 1971 le label Paredon Records (NY city) édite Cuba va!, "the songs of the new generation of revolutionary Cuba". | |
Portraits, hommages, pastiches, ...
Nous ne gagnerons rien à grossir ses "règlements de compte" entre vieux complices. Laissons faire les emprunts, les plagiats, ...
Ce sont d'abord les admirateurs de Leo Brouwer qui auront jonché son chemin d'hommages plus nombreux que les fleurs du printemps. Et quand bien même, il semblerait plus intéressant, c'est-à-dire moins obséquieux, d'écrire des pastiches, ce qui est peut-être plus direct et qui se doit d'être ressemblant. Il est vrai que Leo ayant commis une série d'hommages avec ses Nuevos estudios sencillos (2001) on ne saurait incriminer ses épigones ni ses collègues. Heureusement, la mode des hommages semble passée. Gageons qu'elle reviendra à l'heure propice, Falla en ayant donné un magnifique exemple avec son Tombeau de Debussy (1920) qui contient des harmonies de La Soirée dans Grenade.
Par aillleurs, on sait que Brouwer compose ses sonates et concertos en pensant à un soloiste en particulier; ainsi
sa Sonata del Caminante " [...] it’s like many of my pieces that have been composed for guitarists— it’s a kind of portrait of Odair [Assad) [...]
(cf. 5)
et son Concerto de Volos (1996) dédié à Costa Cotsiolis.
On pensera aussi à la Suite Retratos de Radamés Gnattali, genre en vogue à l'époque baroque en particulier chez les musiciens français dont de nombreux titres désignent directement un modèle: pièces pour clavecin de François Couperin (la Ménétou, la Garnier, ...) ou pour viole de Antoine Forqueray (La Couperin, La Rameau, ...)
dans le droit fil du XVIII° siècle, les contredances de Saumell (La Celestina, La Matilde, ...)
Ce sont d'abord les admirateurs de Leo Brouwer qui auront jonché son chemin d'hommages plus nombreux que les fleurs du printemps. Et quand bien même, il semblerait plus intéressant, c'est-à-dire moins obséquieux, d'écrire des pastiches, ce qui est peut-être plus direct et qui se doit d'être ressemblant. Il est vrai que Leo ayant commis une série d'hommages avec ses Nuevos estudios sencillos (2001) on ne saurait incriminer ses épigones ni ses collègues. Heureusement, la mode des hommages semble passée. Gageons qu'elle reviendra à l'heure propice, Falla en ayant donné un magnifique exemple avec son Tombeau de Debussy (1920) qui contient des harmonies de La Soirée dans Grenade.
Par aillleurs, on sait que Brouwer compose ses sonates et concertos en pensant à un soloiste en particulier; ainsi
[...] Cada concierto de guitarra refleja la imagen heroica de un gran guerrero musical, y retrata la vida interior de un artista enamorado, adolorido, jubiloso y en batalla. Este héroe tal vez busque, con el roce de unos cuantos acordes delicados, una purificación del espíritu a través de un puñado de notas en la guitarra, o tal vez explore un camino poético dentro de su corazón.
On pensera aussi à la Suite Retratos de Radamés Gnattali, genre en vogue à l'époque baroque en particulier chez les musiciens français dont de nombreux titres désignent directement un modèle:
Apothéose dans l'ombre (el origen de la sombra)
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Y-a-t-il un rapport direct entre l'art musical des portraits du baroque et le retour du théâtre d'ombre à la fin du XVIII° siècle?
La sombra representa en casi todas las culturas el alma como ente separable del cuerpo y capaz de sobrevivirlo
Y-a-t-il un rapport direct entre le renouveau de l'art scénique du théâtre d'ombre - La Pedagogía de la Sombra
en vogue à Madrid depuis 2019 - et la sortie du documentaire Brouwer, el origen de la sombra par le duo de réalisatrices
Katherine T. Gavilán (1998)
et Lisandra López Fabé (1986)?
Teatro de sombras (10/2019) Ecured
Nous aurions donc la possibilité de saisir ce que la nouvelle génération prépare le passage de Leo Brouwer à la postérité, puisque, comme on le dit de plus en plus souvent pour un artiste universellement reconnu, il est une "légende vivante". Là dessus nous aimerions consulter l'oracle yoruba, abakua ou lucumi, pour apprendre si et comment il parle de l'éternité du génie. Or, il semblerait que dans le film en question, elle ne soit déjà plus un habit de lumière mais l'origine de l'ombre. |
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| Hay pocas cosas, creo yo, tan fascinantes y misteriosas para los niños como las sombras. Una sombra es al mismo tiempo real e irreal, es algo objetivo, pero que, sin embargo, no muestra ciertas características que pertenecen a los objetos del mundo físico.” (Guido Petter - Cento Linguaggi dei Bambini" Comune di Reggio Emilia) | ||
- entrevista by Argel Calcines (2007) Opus habana 32
- Meeting cuban composer Leo Brouwer (1998) by by Clive Kronenberg ... (ce document n'est plus accessible sur Internet)
- ¿Cómo y por qué surgió el GESI? por Leonardo Acosta in La Jiribilla (2001)
repris dans de Memoria de una utopia / GES del ICAIC - mito y realidad de Jaime Saruski (2002) Letras Cubanas.
concernant Leonardo Acosta voir La Jiribilla (2017) - Una huella duradera en el siglo XX por Jaime Sarulski in Revolucion y Cultura (2000)
- An Interview with Leo Brouwer (2008) by Thérèse Wassily Saba
- entrevista (2010) por Sergio Andreo ... (ce document n'est plus accessible sur Internet)
- Pasajes sonoros de la literatura (2014) por Ivonne Sánchez Becerril
- Avec les portes ouvertes pour tous (2009) de Pedro de la Hoz in Lettres de Cuba - numéro 5 / année 2009 ... (ce document n'est plus accessible sur Internet)
- In Memoriam: Leonardo Acosta (1933–2016) in Latin American Music Review (11/2016)
- Leonardo Acosta Jazz Hot n°677, automne 2016
- Música y épica en la novela de Alejo Carpentier por Leonardo Acosta (1976)
- Leonardo Acosta -Síntesis biográfica > Ecured
- six articles de Leonardo Acosta dans La Jiribilla (01/2017)
- The Black Atlantic : Modernity and Double Consciousness (1993) by Paul Gilroy


