de conversaciones interrumpidas, y de nostalgia infinita",
JAMMIN' LEO est un récréatif des ESTUDIOS SENCILLOS composées par Léo Brouwer dans les années soixante. Elles comptent parmi les pièces pour la guitare les plus jouées au monde.
Leur auteur aurait déclaré : "Au Japon, il y a même une petite fille de quatre ans qui les joue toutes les dix ! " (*)
Mais sous leur apparente simplicité, ces études cachent un trésor : elles sont un résumé des expériences musicales d'un jeune homme qui jouait aussi bien pour le trovador Sindo Garay qu'il créait les pièces du compositeur d'avant-garde Mestres-Quadreny, qui donnait des récitals de musique baroque et improvisait avec Irakere, qui déjà composait des concertos et de nombreuses musiques de film...
C'était, avant tout, le temps du G.E.S. del I.C.A.I.C. qui devait réaliser pour une nouvelle génération de musiciens l'utopie de toute didactique : apprendre, en "gagnant sa vie", à passer de l'expression protestataire en chanson à la musique instrumentale la plus élaborée.
Si nous découvrons seulement aujourd'hui les enregistrements de cette époque - dans une indifférence assez notoire maintenant que nous pensons être passés par tous les extrêmes - nous peinons à envisager qu'une vraie révolution mentale a eu lieu.
Il est donc préférable d'en rester à la toujours neuve et juvénile image du
Concierto Barroco dans lequel Louis Armstrong et Antonio Vivaldi sont contemporains et compagnons de fête.
JAMMIN'LEO est une fiction musicale qui songe à ce que fut le grand enseignement de l'île infinie : de nombreux procédés de transformation, de "morphisme", de nombreux contextes, de "tendances", servent de filtres, de prismes à ces pièces de Léo Brouwer destinées aux enfants ... et aux simples.
Ce programme musical comprend dans son intégralité soixante-dix pièces brèves qui sont chacune l'image portée d'une des études dans un milieu musical variant de la suite baroque au jazz-fusion.
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Le but premier de JAMMIN' LEO est de rejouer ces études pour guitare connues dans le monde entier à plusieurs instruments classiques ou modernes, donc en groupe et en les rapprochant de styles éloignés de celui de la guitare classique. Il y a là-dedans un air de déraison auquel on viendra objecter par réalisme, mais déjà des artistes comme Egberto Gismonti (1973), Paquito d'Rivera (1999) et Marco Cappelli (2000) ont ouvert la voie ... (vide infra) Nous remercions les musiciens qui ont abordés notre version des Sencillos sans apriori, insufflant la vie à ces pages prétextes. En particulier les gens du Jazz qui en ont déjoué l'écriture et ceux du classique qui l'ont improvisée. | ![]() |
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(*) cf. entretiens avec E. Denis in Les Cahiers de la guitare 1988 |
A ce jour (29/11/2018) Le Concierto Barroco (1974) de Alejo Carpentier aura inspiré deux oeuvres orchestrales:
