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Etude V : l'indice Montuna
Une annotation qui prend forme d'indice semble une habitude chez les éditeurs de musique: ainsi pour la première pièce de la Suite para guitarra (1957) de Natalio Galan, entre la première édition cubaine (1961 - Biblioteca Nacional Jose Marti) réalisée par les soins de Jesus Ortega et celle de Elias Barreiro (1981 - The Willis Music Co) on substitue à Preludio le titre de
Montuna. A l'intention du néophyte ou une signature d'initié?
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Alors Allegreto (montune) dans l'édition Max Eschig (1972), cette indication figure-t-elle seulement dans le texte original? Au bénéfice du doute, bien que cette annotation ne semble pas concerner la forme de l'étude, considérons la, au risque de lui accorder "trop d'importance". Retenons en premier lieu que Montuno (montune?) concerne bien la dynamique de la pièce: tempo, rythme ... et plus encore. En effet, le Montuno est la racine commune au danzon et au Son dont dérivent tous les autres genres (y compris le ritmo moderno) et, si l'on avait besoin d'un autre motif pour s'y intéresser, retenons seulement que A. G. Caturla (cf. Nouvelle Etude Simple # 3), aussi bien que H. Gramatges ou C. Farinas (tous compositeurs contemporains de Léo) ont composés des Montunos. Fondamentale aussi pour le jazz cubain Irakere ou pour les traditionnels de la Trova, il est en effet à la base de leur orchestration et inévitable qu'elle que soit la structure ou le genre où ils évoluent. Cellule musicale cubaine par excellence, ne semble pas échapper à sa logique, en "miniature".
N O T E S
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