ETUDE VII ... le texte original
L'Etude VII ou Lo más rápido possible

  Cette étude monodique, sans accompagnement ni basse, est construite sur un arpège.

  M. Doherty joue l'Etude VII  

Mais est-ce à la manière d'un Fernando Sor ...
  • Etude 5 Opus 6
    ... ou d'un Villa-Lobos ?
  • Etude n°2

      A regarder de plus près l' arpège de l'Etude VII, on remarque que sa pente est ascendante (bien que commençant par une tierce mineure = do mib), sans mouvement descendant compensateur et que son contour en tierces est de forme 1 - b3 - 5 - 7 - 9 - 11 ? ...

      Cette forme rappelle, beaucoup plus qu'un modèle "classique", ce que l'on trouve dans les ateliers d'improvisation du jazz :

  • arpèges sur progression type ii V I
    Le principe en est simple : pour une progression d'accords donnée - ici cadence type - on arpège 1 3 5 7 chaque accord de la progression en croches.

  • Des arpèges de même type donnent, sur une progression diatonique I ii / Do Majeur ré mineur, la succession des notes :

     
  • Ainsi Minor Swing de Dango Reinhardt.

  • Et cette même progression en mineur : i   ii / do mineur (7 Maj.) - ré mineur, superposant les deux arpèges.


  • Ces arpèges en 12/8 donnent la contour de l'Etude VII.


  • Une autre harmonisation est possible : progression i vii / do mineur - si mineur diminué.
    La suite de notes peut alors se lire comme la superposition de deux arpèges de formule 1 - 3 - 5.
     
      Cette gymnastique mentale du Jazz donne (plus surement qu'aucun modèle du répertoire de la guitare classique) un contexte où l'arpège de l'Etude VII, avec son motif de notes répétées,
    peut être joué "le plus rapidement possible" :
      - tout ceci n'approche-t-il pas le jazz-rock de John mc Laughlin ?

  • Début du thème Celestial Terrestial Commuters.