ETUDE I ... partition
Etude I : une basse thématique ?
  Dès le début l'Etude I donne à la basse le rôle princpal.
  Dans la littérature de la guitare, du classicisme à l'époque moderne - pour simplifier disons de F. Sor à H. Villa-Lobos - la basse, lorsqu'elle ne se consacre pas purement à sa fonction harmonique, joue un rôle d'accompagnement, voire de seconde mélodie.
  Mais parfois, la basse n'est pas à sa place proprement dite, ou, si l'on préfère, le registre le plus bas de l'instrument est occupé par une autre partie que la basse.

  Ainsi dans la Variation 5 sur Malbrough s'en va-t-en guerre de Sor, la mélodie est jouée sous l'accompagnement, tirant du registre grave cette nostalgie dont elle a besoin : ultime variation en adieu ...

  La belle montée du chant (en glissando) depuis la profondeur des cordes graves qui ouvre le Prélude #1 de Villa-Lobos illustre ce même renversement des registres dans l'étagement des parties, au profit de l'expression.
Notons au passage le placement de l'accompagnement entre les notes de la mélodie, une sorte de contrepoint-rythmique : il est ainsi impossible de confondre la mélodie, nettement détachée avec la basse, muette pour l'instant.

  On peut donc se poser la question à propos de l'Etude I:
Cantado el bajo - est-ce une basse ou est-ce une mélodie jouée à la basse ?

Durée = 1 minute. Longueur= 27 mesures à 4 temps. En principe le métronome est donc 108 à la noire, un tempo plus lent que celui généralement adopté par les interprètes.

 
M. Doherty joue l'Etude I



Etude I : la basse remontée au soprano ?
  Nous pouvons, par transposition à l'octave supérieure, la jouer comme une mélodie accompagnée par un arpège : Duo en haut
 
P. Paindavoine joue en play-back le Duo en haut


  Cette "mélodie" une fois remontée dans son registre naturel, on pourrait aussi lui trouver une formule d'accompagnement à contre-rythme (vide infra), rôle dévolu dans le texte original aux doubles notes de l'accompagnement.


  • Dans son livre El Verdadero Bajo Cubano de 1994 Carlos del Puerto (une vieille connaissance de Leo) écrit:
    [...] Juntos crearon el estilo al que llamaron danzón de nuevo ritmo, que dio origen al mambo que popularizó Pérez Prado y al cha-cha-chá de Enrique Jorrin. Esa partir de este estilo donde mas se desarrolló el contrabajo, y que asumió en algunos casos papel de solista (Canta El Contrabajo). "