Lukmil Pérez Herrera  (1970)
"parlant peu, aimant chanter, le batteur au regard clair"
  Sur les lèvres de musiciens de salsa et de jazz comme sur celles des producteurs de disques pour les mêmes deux catégories, le nom de Lukmil Perez Herrera se prononce avec admiration et soulagement: admiration car un salsero aussi bien qu'un jazzman sait que le batteur est "le centre de l'orchestre", soulagement car jusqu'à présent la suprématie nord-américaine en la matière semblait condamner l'Europe à ne jamais gravir l'une des trois marches du podium du swing, à l'instar du sprinte.
  Les amateurs de rythmes et de drums écouteront Lukmil dans Mambomania: A Tribute to Perez Prado avec, en particulier, Mario Félix Hernández (El Indio); ou avec Tony Perez, en trio. Ici, dans le contexte "latin - funk" de la séance avec Maraca pour Jammin'Leo, chacun s'accordera à voir en Lukmil - une comparaison permet un raccourci - un artiste du drums percussion qui rappelle Jack DeJohnette, capable de passer de la furie du combo électrique de Miles des années 70 à l'intimité du trio avec Bill Evans. Bien sûr il faut transposer, car l'histoire du drums à Cuba n'a pas besoin d'être comparée à celle des USA. Disons que la comparaison est autorisée comme raccourci pour situer Lukmill dans une échelle de valeur artistique commune en Europe.
19/01/2003 : enregistrement à Labo Music pour CD-audio / prise de son Pascal Agrapian
effet du climat tropical du Danzon sur une ballade dérivée de l'Etude I: un déluge
Etude VIII: léger mais s'avançant sur toute l'étendue des timbres et de la polyrythmie
A propos de Lukmil Perez
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