La réputation internationale de cette jeune interprète, la liste des concours qu'elle a remportés (le saint du saint = concours international de Darmstadt) et les pages constellées de superlatifs qui vantent son talent en diront toujours moins que sa discographie et que le catalogue des oeuvres qu'elle a créées ou que l'étroite collaboration qui l'a liée à des compositeurs comme Berio, Stockhausen, Kurtag, ...
Cécile Daroux semblait pouvoir en outre être présente sur trois fronts musicaux (le répertoire classique, la création d'oeuvres contemporaines et les musiques improvisées) sans pour autant se disperser, tant restaient denses toutes ses participations à tous les projets scéniques et discographiques.
Saluée comme "ambassadrice de la flûte française" (personne ne se serait étonné de la voir un jour succéder à l'un de ses maîtres, Jean Pierre Rampal), Mademoiselle Daroux courait du
festival de Salzburg à une importante manifestation à Londres, de Berlin à Prague, Budapest ou Avignon, lorsqu'on ne la cherchait pas de l'autre côté de l'Atlantique, à New-York, où elle occupait une place prépondérante dans l'Ensemble Sospeso. Fauchée à 44 ans, Cécile aura allié une vie intense à une carrière étonnante qui dépassent la brièveté de son existence.
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